Les autorités togolaises durcissent le ton face à un phénomène toujours enraciné : le proxénétisme. Dans une communication récente, la Police nationale a rappelé que cette infraction peut entraîner jusqu’à dix ans de réclusion, assortie de lourdes amendes.
Un champ d’infraction élargi
Loin de se limiter à l’exploitation directe de personnes prostituées, le Code pénal togolais — en son article 401 — définit le proxénétisme de manière étendue. Sont concernés : ceux qui tirent profit de la prostitution d’autrui, même sans l’avoir organisée ; ceux qui recrutent, contraignent ou manipulent des personnes à se prostituer ; et toute personne fournissant un soutien ou une protection à cette activité illégale.
Jusqu’à 20 millions CFA d’amende
Les sanctions prévues à l’article 402 sont dissuasives : de 5 à 10 ans de prison, jusqu’à 20 millions de francs CFA d’amende, et des peines complémentaires telles que la perte de droits civiques ou professionnels.
Les clients également visés
Fait souvent ignoré, la législation togolaise assimile les clients à des complices. À ce titre, ils encourent les mêmes sanctions que les proxénètes. Une disposition destinée à freiner toute participation à l’économie de l’exploitation sexuelle.
Une stratégie de prévention accrue
La campagne actuelle s’inscrit dans une politique plus large de lutte contre les réseaux criminels et de protection des victimes. La Police nationale appelle à la vigilance et incite les citoyens à signaler tout cas suspect. Le message est clair : la prostitution et son exploitation sont des délits majeurs, désormais au cœur des priorités sécuritaires du pays.
La Rédaction

