Créer des emplois durables, restaurer les terres appauvries et stimuler une économie locale fondée sur des ressources renouvelables : c’est l’ambition du Togo, qui mise désormais sur le développement du bambou et du rotin.
Ces deux espèces végétales, à croissance rapide, sont appelées à devenir des piliers de la transition écologique togolaise. Utilisables dans la bioénergie, la protection des berges, l’agroforesterie et la construction écoresponsable, elles offrent aussi de nouvelles perspectives à l’artisanat et aux communautés rurales.
Pour structurer cette filière, le gouvernement s’appuie sur l’expertise de l’Organisation internationale pour le bambou et le rotin (INBAR). Récemment à Lomé, son directeur régional, Kwaku Michael, a été reçu par Foli Bazi Katari, ministre de l’Environnement et des Ressources forestières, afin d’évaluer les avancées du plan d’action national et renforcer la coopération bilatérale.
Objectif : former les acteurs locaux, mobiliser des financements climatiques, intensifier les plantations sur l’ensemble du territoire et intégrer pleinement ces ressources dans la stratégie de reboisement du pays. L’État entend ainsi inscrire le bambou et le rotin dans une vision à long terme, alliant développement économique, justice sociale et résilience environnementale.
La Rédaction

