Une controverse voit le jour après que le gouvernement togolais ait affirmé l’adoption d’un projet de loi comme le fruit des discussions menées au sein du Cadre permanent de concertation (CPC) et que les acteurs politiques ont critiqué. Il s’agit du projet d’ordonnance visant à modifier le code électoral du pays, adopté par le Conseil des ministres en date du 18 Septembre 2024.
L’objectif du CPC est de créer le dialogue entre le gouvernement et l’opposition.
Selon bon nombre d’acteurs politiques, les récentes discussions autour de la réforme électorale n’ont pas respecté cet objectif.
Selon le Conseil des ministres, le texte a fait l’objet d’harmonisation avec la nouvelle Constitution et les acteurs politiques en ont débattu au sein du CPC, avant la prise de l’ordonnance. Pascal Adoko, représentant la Dynamique pour la majorité du peuple (DMP) qui a repris sa place au CPC affirme que cela n’a jamais fait l’objet de discussions. « C’est un peu comme un brainstorming » lance-t-il. On ne nous a pas amené un texte pour dire que nous voulons ceci. On a juste dit qu’on envisage. On ne nous a pas soumis un dossier. Il n’en a pas été question »
« Tout ce que le pouvoir cherche en ce moment, c’est de donner l’impression aux partenaires techniques et politiques qu’ils sont en train de consulter le peuple. » déclare Gnimdéwa Atakpama qui ne prend pas part aux discussions du CPC.
L’Alliance nationale pour le changement (ANC) ainsi que les Forces démocratiques pour la république (FDR) qui ont obtenu chacun un député aux dernières législatives, ne prennent pas non plus part aux discussions du CPC, qu’ils considèrent aussi comme une pâle copie de dialogue. Alors que le gouvernement semble proclamer une volonté de dialogue, la réalité semble indiquer un problème entre les acteurs politiques
La Rédaction

