Coopération 2023-2026 : alignement stratégique, résultats mesurables et nouvelle dynamique institutionnelle
La récente session du Comité de pilotage du Cadre de coopération des Nations Unies pour le développement durable (2023-2026) a mis en lumière la densité du partenariat entre le Togo et le Système des Nations Unies. Au-delà d’un simple exercice de suivi, la rencontre a permis d’évaluer l’efficacité des actions engagées et leur cohérence avec les priorités nationales.
Représentant le président du Conseil, Sandra Ablamba Johnson, ministre et secrétaire générale de la Présidence du Conseil, a souligné la convergence entre le Cadre signé en février 2023 et la Feuille de route gouvernementale 2020-2025. Cette synchronisation traduit une évolution majeure : la coopération internationale n’est plus périphérique, elle s’intègre désormais à l’architecture institutionnelle issue de la Cinquième République.
Trois piliers structurants
La collaboration s’articule autour de trois axes stratégiques clairement définis : la croissance inclusive et la création d’emplois, le développement du capital humain, et le renforcement d’une gouvernance plus participative. Cette structuration vise à garantir une cohérence opérationnelle et à éviter la dispersion des ressources.
Les indicateurs présentés témoignent d’un impact tangible. Plus de 107 000 petits producteurs ont bénéficié d’un appui technique et financier, plus de 2 000 emplois ruraux ont été générés, 64 000 enfants ont profité des cantines scolaires, 83 forages ont été réalisés ou réhabilités, plus de 113 000 accouchements ont été assistés dans la région des Savanes et 6 370 victimes de violences basées sur le genre ont été prises en charge. Ces chiffres traduisent une approche orientée vers l’efficacité sociale.
Un environnement institutionnel stabilisé
Dans un contexte international marqué par des tensions économiques et sécuritaires, le Togo met en avant la stabilité institutionnelle découlant des réformes constitutionnelles récentes, ainsi que la consolidation budgétaire soutenue par le FMI et l’amélioration progressive du climat des affaires. Ce cadre renforce la crédibilité du pays auprès des partenaires techniques et financiers.
Le gouvernement entend désormais franchir une nouvelle étape. L’accent est mis sur l’amélioration de la qualité de la dépense publique, le renforcement du suivi-évaluation, l’alignement rigoureux des plans de travail 2026 sur les priorités nationales et l’exploration d’un fonds fiduciaire multipartenaire destiné à optimiser la mobilisation des ressources.
À l’horizon 2030, ce partenariat consolidé apparaît comme un levier structurant pour accélérer la transformation économique et sociale du pays, avec une exigence accrue de performance et d’impact territorial.
La Rédaction

