Dès ce 2 novembre, les professionnels du transport routier devront justifier du paiement de leur Taxe professionnelle unique (TPU) lors des contrôles engagés par l’Office togolais des recettes (OTR) sur l’ensemble du territoire. Au-delà du recouvrement fiscal, cette opération pose la question du respect des mêmes obligations par les différents acteurs d’un secteur où coexistent transporteurs de voyageurs, exploitants de véhicules utilitaires et entreprises de fret.
Le contrôle fiscal s’invite sur les axes routiers
Les vérifications portent sur la TPU du troisième trimestre 2026, communément appelée « trimestre » par les professionnels. Les agents de l’administration fiscale sont chargés de s’assurer que les exploitants concernés se sont acquittés de cette contribution.
L’opération intervient alors que le recouvrement de la taxe se poursuit, conformément aux dispositions du Livre des procédures fiscales. Les transporteurs qui ne sont pas à jour sont ainsi appelés à régulariser leur situation.
Cette nouvelle campagne prolonge les contrôles déjà organisés en août pour le deuxième trimestre. Elle traduit la volonté de l’administration de maintenir une surveillance régulière du paiement, plutôt que de s’en remettre aux seules démarches spontanées des contribuables.
Une fiscalité adaptée aux activités de transport
Le montant de la TPU n’est pas uniforme. Il dépend notamment de la catégorie du véhicule, de sa capacité de transport et de la nature de l’activité exercée. Le nombre de places entre ainsi dans l’évaluation des véhicules de transport de voyageurs, tandis que le tonnage compte pour ceux destinés aux marchandises.
Cette différenciation vise à tenir compte du poids économique des activités. Son application suppose néanmoins que les transporteurs soient correctement classés et que les montants exigés correspondent aux barèmes en vigueur.
La régularité du paiement comme enjeu
Pour l’OTR, les contrôles doivent contribuer à sécuriser le recouvrement d’une taxe dont le paiement constitue une obligation périodique.
Leur portée dépendra aussi de la transparence des vérifications et de la bonne information des professionnels concernés. L’administration n’a pas communiqué d’objectif chiffré de recettes pour cette opération.
Au-delà des sommes collectées, l’enjeu est d’installer une discipline fiscale durable dans le transport routier, sans faire des campagnes de contrôle l’unique moyen d’obtenir le respect des obligations.
La Rédaction

