Au port de pêche de Lomé, les pêcheurs lancent un cri d’alarme face à la recrudescence des déchets plastiques qui menace leurs activités et l’écosystème marin. Ils exhortent le gouvernement à réagir de manière urgente.
Une menace grandissante pour la pêche
Les filets remontés des eaux sont de plus en plus chargés de plastique plutôt que de poissons, un phénomène qui met en péril la survie des pêcheurs et de la faune aquatique. Inquiets pour l’avenir de leur métier, les acteurs du secteur réclament une application rigoureuse du décret de 2011 interdisant la production, l’importation et la commercialisation des sacs plastiques non biodégradables.
Un défi environnemental mondial
Une étude menée en 2016 par la fondation Ellen MacArthur, en collaboration avec le Forum économique mondial et le cabinet McKinsey, alertait déjà sur le risque que d’ici 2050, les océans contiennent plus de plastique que de poissons. Un avertissement qui prend une résonance particulière au Togo, où la pollution marine continue de s’aggraver malgré les initiatives prises.
Des mesures en place, mais des défis persistants
En septembre 2024, le Togo s’est doté d’une stratégie nationale de développement durable de la pêche et de l’aquaculture, élaborée de manière consensuelle. Par ailleurs, un plan d’action visant à structurer et développer la filière pêche à l’horizon 2028 a été mis en place. En 2023, la production halieutique a atteint 24 229 tonnes, enregistrant une progression de près de 7 % par rapport à 2022.
Cependant, les pêcheurs estiment que ces efforts ne suffisent pas à enrayer l’invasion du plastique dans les eaux togolaises. Ils appellent à des actions concrètes pour préserver leur métier et l’environnement.
La Rédaction

