Au Togo, l’interdiction de célébrer la messe en dehors des églises vise à préserver le caractère sacré du sacrement et à prévenir les pratiques commerciales détournant la foi des fidèles.
Au Togo, la décision de la Conférence des évêques d’interdire la célébration des messes dans les maisons privées rencontre un large soutien parmi les fidèles catholiques. L’objectif affiché est double : recentrer la célébration eucharistique dans les espaces liturgiques consacrés et préserver la dignité du sacrement face à certaines dérives constatées.
Ces dernières années, des pratiques commerciales ont parfois détourné le sens de la messe, transformant un moment de recueillement et de prière en occasion d’exploitation de la vulnérabilité des fidèles. Collectes financières abusives, prestations monnayées et cérémonies improvisées ont été observées dans certaines maisons privées, suscitant l’inquiétude des autorités religieuses.
La Conférence des évêques insiste sur la nécessité de maintenir la sacralité de la messe et d’assurer un cadre communautaire et spirituel respectueux. « Il ne s’agit pas de restreindre la foi, mais de protéger le sacrement et de garantir que chaque célébration se déroule dans le respect de sa valeur sacrée », souligne un porte-parole de l’Église.
Cette mesure s’inscrit dans une dynamique plus large de l’Église catholique au Togo visant à renforcer la discipline liturgique et à encadrer les pratiques pastorales, tout en sensibilisant les fidèles sur l’importance de la dimension communautaire et sacrée de la messe.
En appliquant strictement cette directive, l’Église entend également prévenir les risques de manipulation et d’exploitation financière liés à certaines célébrations non encadrées, et rappeler que la foi ne doit jamais être un instrument de profit.
La Rédaction

