Le jeudi 3 avril 2025, le Sénat togolais a officiellement entamé sa première session ordinaire au Palais des Congrès de Lomé. Cette session de trois mois marque une étape clé dans la mise en place des institutions de la Ve République, qui consacre le passage du pays à un régime parlementaire.
Un Sénat en ordre de marche
La veille, le 2 avril, les sénateurs ont élu Barry Moussa Barqué à la présidence de la chambre haute. Figure politique influente, cet ancien ministre a occupé plusieurs postes stratégiques depuis les années 1980, notamment dans les domaines de l’économie et des finances. Il dirigera l’institution pour un mandat de six ans.
Le Sénat est composé de 61 membres : 41 ont été élus lors des sénatoriales du 15 février 2025, tandis que 20 autres ont été nommés par le président de la République. Le parti au pouvoir, l’Union pour la République (UNIR), y détient une majorité confortable avec 34 sièges, consolidant ainsi son influence dans cette nouvelle configuration politique.
Un rôle clé dans le nouvel équilibre institutionnel
Cette première session permettra aux sénateurs de se pencher sur des textes législatifs majeurs et d’achever la mise en place des commissions internes nécessaires au bon fonctionnement de l’institution. Leur travail viendra compléter celui de l’Assemblée nationale, assurant ainsi la mise en œuvre des réformes voulues par la Ve République.
L’installation du Sénat représente une avancée significative dans la transformation institutionnelle du pays. Cette évolution, portée par la révision constitutionnelle adoptée en 2024, vise à renforcer le rôle du Parlement et à donner plus de poids aux collectivités territoriales à travers la représentation sénatoriale.
Avec cette session inaugurale, le Togo entre officiellement dans une nouvelle ère politique où l’équilibre entre l’exécutif et le législatif sera scruté de près.
La Rédaction

