À Bè Klémé, dans la commune du Golfe 3, un vaste complexe administratif financé par la BOAD devrait regrouper plusieurs ministères afin de moderniser le fonctionnement de l’État et désengorger le centre-ville de Lomé.
Un projet structurant pour l’organisation de l’État
Le gouvernement togolais s’apprête à franchir une nouvelle étape dans la réorganisation de son administration avec la mise en place d’une cité ministérielle à Bè Klémé.
Prévu sur une superficie de 90 000 m², le site accueillera à terme 18 bâtiments administratifs, destinés à regrouper une grande partie des départements ministériels actuellement dispersés, notamment dans le centre-ville de Lomé.
L’objectif est clair : optimiser le fonctionnement des services publics en favorisant leur proximité et en réduisant les contraintes liées à leur dispersion géographique.

Désengorger le centre-ville et fluidifier l’action publique
Aujourd’hui, plusieurs ministères sont installés dans des zones urbaines densément fréquentées, contribuant à la congestion du centre administratif de la capitale.
Le transfert progressif vers Bè Klémé devrait permettre de désengorger ces espaces, tout en offrant un cadre de travail plus adapté aux exigences actuelles de l’administration.
Au-delà de l’aspect logistique, ce regroupement vise à améliorer la coordination interinstitutionnelle, en facilitant les échanges entre services et en réduisant les délais de traitement des dossiers.
Une phase foncière déjà engagée
Le projet est entré dans sa phase opérationnelle avec le lancement des procédures d’expropriationsur le site retenu. Les propriétaires concernés devraient être indemnisés conformément aux dispositions en vigueur, afin de permettre la libération progressive des terrains nécessaires à la construction.
Cette étape constitue un préalable essentiel avant le démarrage effectif des travaux.
Un financement régional pour un projet fonctionnel
La future cité ministérielle bénéficie du soutien de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), qui en assure le financement.
Présenté comme un projet à vocation essentiellement fonctionnelle, le complexe ne s’inscrit pas dans une logique de prestige, mais plutôt dans une démarche de modernisation pragmatique de l’administration publique.
À terme, il devrait contribuer à renforcer l’efficacité des services de l’État, dans un contexte où la performance administrative devient un levier clé de gouvernance.
La Rédaction

