Après les produits de consommation, le Système automatisé de marquage sera déployé sur les carburants à partir de juillet 2026
Le Togo prépare une extension majeure de son Système automatisé de marquage (SAM) aux produits pétroliers. Les exigences techniques et fonctionnelles du dispositif ont été validées mardi 31 mars 2026 à Lomé par les acteurs des secteurs concernés, ouvrant la voie à un déploiement progressif prévu à partir de juillet 2026.
Un dispositif déjà éprouvé sur d’autres segments
Déployé depuis 2020, le SAM est déjà utilisé pour sécuriser les produits de consommation et le gasoil. Sa nouvelle extension intervient après une phase pilote centrée sur le gasoil industriel, un produit partiellement exonéré de droits de douane et destiné aux engins non routiers.
Un outil de lutte contre la fraude et les détournements
Le futur déploiement vise à répondre à plusieurs défis structurels du secteur pétrolier, notamment les importations illégales, le frelatage et les détournements de produits subventionnés.
Selon les autorités, l’objectif est de renforcer la transparence du marché, de protéger le circuit formel et de garantir la qualité des carburants mis en circulation.
Une traçabilité de bout en bout
Présentant le dispositif, le président de la Commission de marquage, Esso-Wavana Adoyi, a indiqué que les données collectées permettront de suivre l’ensemble de la chaîne, de l’importation ou de la production jusqu’à la distribution finale.
Il souligne également que la technologie, les équipements et les laboratoires accrédités constituent des éléments clés pour garantir la fiabilité du système.
Un impact fiscal déjà mesurable
La phase pilote sur le gasoil industriel aurait permis une augmentation des recettes fiscales de 8 %, selon la Commission SAM. Pour les autorités, ce résultat confirme le rôle du dispositif comme levier de sécurisation des ressources publiques.
Un instrument de régulation économique élargi
Au-delà de la lutte contre la fraude, le SAM est présenté comme un outil de régulation économique et environnementale, notamment face aux produits à forte teneur en soufre, jugés nocifs.
Depuis son lancement, le mécanisme a généré environ 35,8 milliards FCFA de recettes pour l’administration fiscale entre 2020 et 2025, selon les chiffres officiels.
La Rédaction

