Avec la saison des pluies, la dengue connaît une progression préoccupante dans le Grand Lomé depuis le début de l’année 2026. Face à la multiplication des cas, les autorités sanitaires renforcent la surveillance, la prise en charge des patients et les actions de prévention, tout en appelant les populations à réduire les foyers de prolifération des moustiques.
Dans le Grand Lomé, la saison des pluies s’accompagne d’un risque sanitaire supplémentaire. La région sanitaire fait face depuis plusieurs mois à une augmentation progressive des cas de dengue, une maladie virale transmise par la piqûre du moustique Aedes. Une évolution qui pousse les autorités sanitaires à renforcer leur dispositif de veille et à mobiliser les populations autour des gestes de prévention.
Si la dengue n’est pas une maladie nouvelle au Togo, sa circulation plus active rappelle la nécessité d’une vigilance accrue, notamment pendant les périodes favorables à la multiplication des moustiques. Les eaux stagnantes, souvent présentes autour des habitations après les pluies, constituent en effet des lieux privilégiés de développement des larves.
Une surveillance renforcée face à la progression des cas
Le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique a annoncé plusieurs mesures destinées à contenir la propagation de la maladie. Le dispositif repose notamment sur une surveillance épidémiologique renforcée, une détection plus rapide des cas suspects, leur notification aux services compétents ainsi qu’une prise en charge gratuite des patients.
L’objectif est de réduire les délais entre l’apparition des premiers symptômes et l’accès aux soins, un facteur déterminant dans l’évolution de la maladie.
Le ministre de la Santé, Jean-Marie Tessi, rappelle que « la dengue peut être guérie si elle est détectée et prise en charge précocement ». Il appelle les populations à faire preuve de « vigilance, de responsabilité et à appliquer strictement les mesures de prévention ».
La bataille se joue aussi autour des habitations
Au-delà de la réponse médicale, les autorités insistent sur la dimension collective de la lutte. La prévention repose largement sur la réduction des contacts avec les moustiques et surtout sur l’élimination des gîtes larvaires.
Les populations sont ainsi invitées à adopter plusieurs réflexes : dormir sous des moustiquaires imprégnées d’insecticides, porter des vêtements couvrants, utiliser si nécessaire des produits répulsifs et surtout supprimer les récipients susceptibles de retenir de l’eau autour des habitations.
Car dans la lutte contre la dengue, le premier terrain d’intervention reste souvent l’environnement immédiat. Un simple contenant abandonné pouvant devenir un point de reproduction pour les moustiques.
Dengue : des symptômes qui peuvent prêter à confusion
La maladie présente souvent des signes proches de ceux observés dans d’autres infections, notamment le paludisme. Les principaux symptômes sont une fièvre, une fatigue importante, des maux de tête, des douleurs articulaires ou musculaires, des nausées, des vomissements et parfois des éruptions cutanées.
Cette proximité des symptômes rend le recours rapide aux structures sanitaires particulièrement important. En cas de suspicion, les autorités recommandent aux populations de consulter sans attendre afin de bénéficier d’un diagnostic et d’une prise en charge adaptés.
Avec la progression des cas dans le Grand Lomé, la lutte contre la dengue devient ainsi un effort partagé entre les services de santé et les citoyens. Une mobilisation collective qui passe autant par la surveillance médicale que par les gestes simples du quotidien.
La Rédaction

