Le ministre des Enseignements primaire et secondaire du Togo, Professeur Dodzi Komlan Kokoroko, engage une réforme d’ampleur pour protéger les terrains scolaires contre les détournements et les occupations illégales. Cette nouvelle politique impose un contrôle strict sur l’usage de ces espaces, essentiels à la formation des jeunes générations.
Interdiction des cessions abusives
Les directeurs d’établissements ne peuvent plus céder, prêter ou louer une partie du domaine scolaire à des tiers, qu’il s’agisse de particuliers ou d’organisations. Cette interdiction vise à mettre un terme aux conflits fonciers et aux pratiques qui compromettent l’intégrité des écoles.
Un encadrement rigoureux des usages autorisés
Toute activité sur ces terrains devra désormais répondre à des impératifs pédagogiques et être validée par les directeurs régionaux. En parallèle, une campagne de reboisement accéléré est lancée, notamment pour les écoles non clôturées, afin de marquer visuellement leurs limites et de prévenir toute appropriation illégale.
Préservation du couvert végétal
L’abattage des arbres plantés sur ces espaces ne sera permis qu’à deux conditions : être conforme au plan triennal de développement de l’établissement et obtenir une autorisation administrative. Cette mesure vise à stopper la coupe anarchique et à protéger l’environnement scolaire.
Sanctions contre les abus et renforcement des responsabilités
Le ministre Kokoroko pointe du doigt la complaisance de certains responsables scolaires, accusés d’avoir fermé les yeux sur des pratiques illégales comme le pâturage clandestin ou la spoliation foncière. Cette réforme marque une rupture avec le laxisme passé et inscrit la gouvernance des espaces éducatifs dans une dynamique de transparence et de rigueur.
Au-delà de la protection des terrains scolaires, cette politique s’inscrit dans un programme plus large de modernisation du système éducatif togolais, mettant la gestion responsable du patrimoine public au cœur des priorités.
La Rédaction

