Le Front « Touche Pas à Ma Constitution » est au cœur d’une polémique suite à l’interdiction de son sit-in prévu le 9 août 2024 devant la Cour constitutionnelle. Cet événement s’inscrit dans un contexte plus large dans la politique au Togo, où les partis d’opposition s’opposent à la nouvelle constitution adoptée en mai 2024.
Le sit-in était organisé principalement par le CDPA (Convention Démocratique des Peuples africains) et le Parti des Togolais, dans le but de demander le retour à la Constitution de 1992. Les organisateurs avaient notifié les autorités de leur intention de manifester, respectant ainsi les procédures légales pour garantir un cadre pacifique et légal à leur action.
Cependant, le ministre de l’Administration territoriale a interdit la manifestation en invoquant l’article 9-2 de la loi n° 2019-010, qui modifie la loi n° 2011-010. Cet article interdit les manifestations à proximité des institutions de la République, comme la Cour constitutionnelle, et sur certains axes jugés sensibles. Les autorités ont affirmé que la liberté de manifester ne doit pas compromettre la sécurité des institutions et la tranquillité publique.
L’interdiction a suscité des réactions au sein des partisans du Front. Ces derniers dénoncent ce qu’ils considèrent comme une atteinte à leur droit de manifester pacifiquement et un abus de pouvoir de la part des autorités. Ils soulignent que leur action visait à exprimer un désaccord sur la nouvelle constitution, qu’ils jugent contraire aux principes démocratiques.
En réponse à cette interdiction, le Front a formulé une lettre au ministre, contestant la légitimité de l’article 9-2 et appelant à un dialogue constructif plutôt qu’à des mesures répressives. Ils rappellent également les engagements internationaux du Togo en matière de respect des libertés individuelles et collectives.
Cette situation met en lumière les confrontations au Togo en matière de droits humains et de dialogue démocratique, et pourrait avoir des répercussions sur la dynamique politique du pays.
La Rédaction

