Les autorités togolaises ont lancé une initiative majeure pour récupérer les parcelles étatiques actuellement utilisées sans titre légal, en commençant par le Grand Lomé et ses préfectures du Golfe et d’Agoè-Nyivé.
À l’approche de l’échéance d’un an fixée aux occupants pour libérer ces espaces, les autorités affichent une détermination sans faille. Des panneaux de signalisation et d’identification ont été installés sur chaque parcelle afin de faciliter le recensement exhaustif des domaines publics.
Les premières constatations sur le terrain mettent en lumière une réalité surprenante : certaines habitations, présentes depuis plusieurs générations, se trouvent sur des terrains étatiques. À Kégué (Golfe 2), une paroisse catholique et une école primaire se sont même implantées sur des réserves administratives. Cette situation concerne non seulement des particuliers, mais également des structures publiques et communautaires qui pourraient être en infraction.
Pour clarifier ces situations, le ministère de l’Administration territoriale, dirigé par Hodabalo Awaté, exige désormais la présentation de toutes les preuves légales d’occupation. Les documents requis incluent les arrêtés de rétrocession, d’attribution ou de cession, les baux, les contrats d’échange et tout titre officiel délivré par l’État. Chaque terrain devra également être accompagné d’un plan parcellaire avec coordonnées UTM, permettant une localisation exacte et une vérification précise par les services techniques.
Cette initiative vise à rétablir une gestion rigoureuse et transparente du foncier public, souvent perturbée par des occupations illégales, des litiges et des fraudes. Le gouvernement rappelle que la campagne a pour objectif principal de protéger les droits légitimes et d’assurer un aménagement urbain cohérent, tout en invitant les contrevenants à se conformer aux décisions qui découleront de la vérification.
La sécurisation des domaines administratifs constitue ainsi un enjeu majeur pour l’organisation de l’espace urbain et l’avenir de la planification territoriale au Togo.
La Rédaction

