Le dernier exercice a eu lieu, il y a de cela 12 ans, le Togo se prépare une fois encore à lancer un Recensement National de l’Agriculture. Il s’agira du quatrième recensement de ce genre. La décision a été prise le 23 août 2024 par le ministre de l’Agriculture, Antoine Gbegbeni, lors du Conseil des ministres.
Le 5 ᵉ Recensement National de l’Agriculture (RN5) devrait permettre aux autorités, notamment celles chargées de l’agriculture, de collecter des données désagrégées, précises et indispensables pour une évaluation rigoureuse des politiques et projets agricoles en cours. Elle traduit la volonté de l’exécutif d’accorder une importance particulière au secteur agricole qui demeure le principal employeur du pays.
Le secteur agricole togolais a connu des évolutions significatives depuis le dernier RNA 4 et les nouvelles informations collectées au cours du prochain recensement aideront à mieux comprendre la situation actuelle du secteur, à identifier les défis, à relever et à formuler des réformes adaptées aux réalités du terrain.
Le recensement s’étendra sur une période de 24 mois. L’idée est de collecter des informations qui pourraient être utilisées pour le repassage du Produit intérieur brut (PIB) du pays. En effet, selon les données du RNA 4, l’agriculture togolaise occupe une place centrale dans l’économie du pays, employant environ 60 % de la population active et contribuant à près de 40 % du PIB. Il s’agira aussi de mieux comprendre les dynamiques en milieu rural pour mettre en place des politiques de développement efficace.
Les autorités précisent que pour la collecte des données, les agents recenseurs, équipés de dispositifs numériques, « parcourront les différentes régions pour recueillir les informations directement auprès des exploitants agricoles. Ce volet inclut des enquêtes détaillées qui prennent en compte les divers aspects de l’activité agricole ».
« Une fois les informations collectées, ils passeront à la prochaine étape qui consiste à traiter et à analyser les données. Elles seront centralisées et analysées par les experts du ministère de l’Agriculture. Ce travail d’analyse est crucial pour garantir l’exactitude et la fiabilité des données. La publication des résultats du recensement viendra boucler le processus. » Précise le gouvernement.
La Rédaction

