Face à des besoins humanitaires persistants, le programme d’assistance aux réfugiés au Togo, financé par la CEDEAO, initialement prévu jusqu’en décembre 2025, a été prolongé jusqu’à fin mars 2026. Ce financement de 400 millions FCFA, mis en œuvre par l’Agence nationale de la protection civile (ANPC), vise à garantir un soutien durable aux populations déplacées et aux familles d’accueilfortement sollicitées.
La remise symbolique de ce financement s’est déroulée le lundi 26 janvier 2026, marquant un jalon important dans la mise en œuvre du programme. Les fonds sont destinés aux régions des Savanes et de la Kara, où la majorité des réfugiés sont accueillis, et serviront à l’acquisition de vivres et de biens non alimentaires, ainsi qu’à la construction d’infrastructures sociales de base, telles que forages et latrines, améliorant les conditions de vie des réfugiés et des communautés locales.
Au-delà de l’assistance directe, le projet génère un impact économique local en mobilisant des fournisseurs et prestataires pour la fourniture de biens et services. Cette dynamique permet de stimuler l’activité économique dans des zones déjà fragilisées par les chocs sécuritaires et de renforcer la résilience des familles d’accueil.
« Cette prolongation assure non seulement la continuité de l’aide alimentaire, mais elle renforce également les capacités des familles et des communautés locales à accueillir les réfugiés de manière durable », précise Yaya Seyda, directrice de la planification des opérations d’urgence à l’ANPC.
Le programme s’inscrit dans le dispositif du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) et illustre l’engagement de la CEDEAO et du gouvernement togolais à soutenir une assistance humanitaire continue, adaptée aux contraintes opérationnelles et aux besoins réels sur le terrain.
La Rédaction

