Le général de brigade Allahare Dimini, chef d’état-major général des Forces Armées Togolaises (FAT), a récemment émis une mise en garde sévère contre les militaires impliqués dans des pratiques de racket. Cette nouvelle mise en garde intervient quelques mois après une première datant du 07 juin 2024. Dans une note de service datée du 25 septembre 2024, il a dénoncé les extorsions de fonds perpétrées par certains membres des forces de défense et de sécurité aux checkpoints, postes de sécurité et postes frontaliers. Cette mesure vise à renforcer l’ordre public et à garantir la sécurité des populations civiles face aux abus de pouvoir.
Le terme “racket militaire” fait référence aux pratiques illégales d’extorsion de fonds par des membres des forces armées. Cela peut se produire aux checkpoints, postes de sécurité, ou postes frontaliers, où des militaires exigent des paiements non officiels de la part des civils en échange de laisser-passer ou d’autres services. Ces pratiques sont non seulement illégales mais aussi contraires à l’éthique militaire et aux règlements disciplinaires. Le général de brigade Allahare Dimini a récemment pris des mesures strictes pour lutter contre ces pratiques au sein des Forces Armées Togolaises (FAT), en promettant des sanctions sévères pour tout militaire impliqué dans de telles activités. Malgré les efforts de sensibilisation répétés, ces pratiques persistent, ternissant l’image des forces armées et menaçant la cohésion indispensable entre l’armée et la population, essentielle dans la lutte contre le terrorisme. Le général Dimini a rappelé que l’extorsion de fonds est punie par la loi et le règlement de discipline générale. Il a averti que tout militaire coupable de telles pratiques serait sévèrement sanctionné conformément au code de justice militaire. Il a également exhorté les chefs d’état-major d’armées, le directeur de la gendarmerie nationale et les chefs de formations militaires à appliquer rigoureusement cette directive. Cette initiative s’inscrit dans une démarche plus large du gouvernement togolais visant à lutter contre la corruption et à rétablir la confiance du public. En parallèle, un numéro vert, le 1014, a été mis en place pour permettre aux citoyens de signaler les cas de racket et de corruption.
ces pratiques sont souvent liées à la corruption et à l’absence de surveillance stricte. Par exemple, dans les années 2000, il y a eu plusieurs rapports d’organisations de la société civile (Ex : veille citoyenne Togo) et de médias locaux dénonçant les abus et les extorsions commis par les forces de l’ordre aux checkpoints. Ces pratiques sont perpétrées en raison de la faiblesse des institutions et du manque de mécanismes de contrôle efficaces.
L’initiative de riposte menée par le Général Dimini Allahare témoigne d’un engagement ferme et résolu du gouvernement face aux défis sécuritaires.
La Rédaction

