Dr Spieker, ancien candidat à la présidentielle de 2020, critique la transition vers un régime parlementaire au Togo, qu’il juge mal conduite par rapport aux modèles établis dans d’autres pays.
Dans son message de vœux pour la nouvelle année, le président de l’association Germany Is Back a exprimé ses réserves quant à la mise en œuvre de ce système. Selon lui, bien qu’il milite depuis longtemps pour l’adoption d’un régime parlementaire, une démarche qu’il avait d’ailleurs recommandée dans une lettre adressée au chef de l’État, la transition actuelle est entachée de maladresses.
Des lacunes constitutionnelles pointées
Dr Spieker estime que la transition vers un régime parlementaire ne respecte pas les règles constitutionnelles en vigueur. Il regrette particulièrement la manière dont le changement a été instauré et s’inquiète de son application future.
« Ce que je n’ai pas aimé dans son avènement, c’est la manière dont il est mis en place et la manière dont son fonctionnement sera appliqué », a-t-il déclaré. Il insiste sur le fait qu’un tel changement devrait être validé par un vote référendaire, garantissant ainsi son adoption démocratique et légitime.
Une proposition de solution
Pour corriger les manquements qu’il observe, Dr Spieker appelle à l’organisation d’élections législatives conformes aux principes de la cinquième République. Selon lui, ces élections devraient se tenir en avril 2025, conformément à la nouvelle loi du 6 mai 2024.
« De nouvelles élections législatives doivent être organisées de façon légale et légitime pendant cette période transitoire », a-t-il affirmé. Il propose également que tous les chefs de partis politiques puissent y participer, renforçant ainsi la légitimité des élus et leur capacité à occuper des postes stratégiques, comme celui de président du Conseil des ministres.
Transparence et démocratie comme piliers
Malgré ses critiques, Dr Spieker réaffirme son attachement à un régime parlementaire, à condition qu’il soit mis en place de manière démocratique et transparente. Il appelle le gouvernement togolais à rectifier les erreurs actuelles pour garantir un processus inclusif et respectueux des normes constitutionnelles.
La Rédaction

