La création d’un nouveau ministère dédié aux ressources halieutiques, animales, et à la réglementation de la transhumance au Togo, a pour objectif de développer le secteur de l’élevage et de la pêche à travers quatre mesures importantes.
L’une des mesures majeures est l’établissement d’une Direction des Services vétérinaires, chargée de gérer la santé animale, la réglementation et l’information zoosanitaire, l’hygiène et la sécurité sanitaire des aliments, ainsi que les pharmacies et les médicaments vétérinaires. Cette nouvelle structure vise à résoudre les problèmes de chaîne de commandement entre les services vétérinaires centraux et locaux, qui entravaient la circulation de l’information. La Direction des Services vétérinaires aura des représentants au niveau national, en lien hiérarchique direct avec la direction centrale.
La transhumance, qui génère des revenus importants pour certaines communes, notamment celles des Plateaux, bénéficiera d’un soutien renforcé. Les efforts se concentreront sur l’aménagement des couloirs de transhumance pour éviter les conflits avec les agriculteurs, l’équipement des postes de contrôle, et la dynamisation des comités locaux de gestion de la transhumance. À long terme, un projet de traçabilité satellitaire des animaux est envisagé, permettant de suivre les déplacements des troupeaux, de prévenir les dégâts dans les champs, et de fournir des données pour la sécurité nationale dans la lutte contre le terrorisme.
Pour assurer un encadrement technique adéquat de l’élevage et de la pêche, le gouvernement prévoit de renforcer les effectifs des docteurs vétérinaires, notamment ceux formés à l’École Inter-États des Sciences et Médecines vétérinaires de Dakar. Un projet d’insertion et d’accompagnement de ces diplômés sera mis en place pour éviter la fuite des cerveaux vers l’étranger et combler le déficit actuel en vétérinaires.
Enfin, la production locale sera boostée par la promotion de l’intensification des systèmes d’élevage. Cela inclut le développement d’un environnement favorable, avec un soutien à l’alimentation animale, au développement des animaux à cycle court, et à l’amélioration de l’accès aux marchés.
La Rédaction

