Avec un portefeuille technique et financier estimé à plus de 364 milliards de FCFA, l’Allemagne demeure un partenaire majeur du développement togolais. Mais au-delà de l’importance des financements, la question de leur efficacité s’impose. Les consultations bilatérales engagées à Lomé doivent permettre d’évaluer les réalisations, de corriger les difficultés d’exécution et de préparer les prochaines négociations intergouvernementales.
La coopération au développement ne se mesure pas uniquement à l’ampleur des engagements financiers. Elle se vérifie dans les infrastructures réalisées, les services améliorés et les transformations perceptibles dans la vie des populations. C’est sous cet angle que prennent tout leur sens les consultations entre le Togo et l’Allemagne, ouvertes le 19 octobre et dont la clôture est prévue le vendredi 23 octobre 2026.
Pendant cinq jours, les deux partenaires examinent l’évolution des programmes engagés, leurs résultats et les obstacles susceptibles de compromettre leur mise en œuvre.
Un partenariat financier aux multiples priorités
En juillet 2026, le portefeuille de coopération technique et financière allemande atteignait 555,66 millions d’euros, soit environ 364,51 milliards de FCFA. Ce montant représente l’envergure des engagements recensés, sans signifier que l’ensemble des ressources a déjà été décaissé.
L’agriculture, l’énergie, la santé et la décentralisation figurent parmi les secteurs examinés. Autant de domaines où les investissements peuvent contribuer à renforcer les capacités productives, améliorer l’accès aux services essentiels et soutenir le développement des territoires.
L’exercice doit permettre de distinguer les programmes qui progressent conformément aux attentes de ceux nécessitant des ajustements techniques, financiers ou institutionnels.
Des réalités locales au centre des discussions
Les travaux sont coprésidés par Yackoley Johnson, ministre délégué chargé de la Coopération et des Togolais de l’extérieur, et Anne Rehner, conseillère au ministère allemand des Affaires étrangères chargée de la coopération avec le Togo.
Au-delà des échanges à Lomé, le programme comprend des déplacements à Kara, Kantè et Kpalimé, avec des visites de terrain et des remises d’équipements.
Ces étapes doivent rapprocher l’évaluation des réalités locales et permettre aux partenaires d’apprécier les conditions concrètes de réalisation des projets.
Vers une nouvelle séquence en 2027
Les conclusions des consultations serviront de base aux négociations intergouvernementales prévues en 2027. Elles contribueront à déterminer les priorités à poursuivre et les modalités d’accompagnement des futurs programmes.
Berlin a réaffirmé sa volonté de maintenir son partenariat avec Lomé, tandis que les autorités togolaises souhaitent consolider les acquis et améliorer l’efficacité des interventions.
L’enjeu est désormais de faire correspondre les moyens mobilisés aux résultats attendus. Pour les deux pays, la solidité du partenariat se jouera autant dans la continuité des engagements que dans leur capacité à produire des améliorations durables pour les populations.
La Rédaction

