Cinq candidats sont officiellement en lice pour remplacer António Guterres, tandis que la question de la parité féminine s’invite au cœur du processus.
La succession d’António Guterres est officiellement ouverte aux Nations Unies. À moins d’un an de la fin de son second mandat, cinq candidats ont déjà été désignés par leurs gouvernements et se prépareront, dès la semaine du 20 avril, à présenter leur vision devant les États membres lors d’auditions publiques. Chaque candidat disposera de trois heures pour exposer ses priorités, répondre aux questions et dialoguer avec la société civile.
Selon Annalena Baerbock, présidente de l’Assemblée générale, le choix du futur Secrétaire général est crucial dans un contexte international instable. « La personne qui dirigera cette organisation représentera aussi ce que l’ONU incarne pour l’avenir », a-t-elle souligné, rappelant que le processus vise à être transparent et équitable.
Cinq candidatures officielles
La première candidature, celle de l’Argentin Rafael Grossi, directeur général de l’AIEA, a été annoncée en novembre. Depuis février, Michelle Bachelet (Chili, Brésil, Mexique), Macky Sall (Burundi), Rebeca Grynspan (Costa Rica) et Virginia Gamba (Maldives) ont également été proposées. Trois des cinq candidats sont des femmes, signe de la volonté des États membres de corriger l’absence historique de dirigeantes à la tête de l’organisation depuis sa création en 1945. D’autres candidatures pourraient encore être déposées avant le 1ᵉʳ avril, date limite fixée pour organiser les auditions.
Un processus public mais sous haute surveillance
Introduites en 2016, les auditions publiques ont transformé un choix autrefois réservé aux grandes puissances en un exercice diplomatique observé par les médias et la société civile. Chaque candidat devra présenter sa vision sur la paix et la sécurité, le développement durable et les droits humains. La décision finale reviendra néanmoins au Conseil de sécurité, où les cinq membres permanents disposent d’un droit de veto, avant l’approbation formelle de l’Assemblée générale.
Une responsabilité majeure dans un monde en crise
Cette succession se déroule dans un contexte international complexe : guerre en Ukraine, tensions au Moyen-Orient et blocages récurrents au Conseil de sécurité. Le futur chef de l’ONU devra naviguer entre rivalités géopolitiques et crises humanitaires, tout en incarnant les valeurs de l’organisation dans un monde instable.
La Rédaction

