Dans un plaidoyer adressé aux autorités publiques et aux acteurs du secteur privé, l’organisation étudiante internationale AIESEC attire l’attention sur les obstacles qui continuent d’entraver l’accès des étudiants togolais aux stages professionnels à l’étranger. Selon l’ONG, le problème ne réside pas dans l’absence d’opportunités, mais dans l’insuffisance des mécanismes d’accompagnement permettant aux jeunes sélectionnés de concrétiser leur mobilité.
Présente dans plus de 120 pays et active au sein de milliers d’universités à travers le monde, AIESEC affirme constater un décalage récurrent entre les ambitions affichées en matière de formation internationale et les réalités vécues par les étudiants. L’organisation explique que de nombreux jeunes Togolais, pourtant retenus pour des stages hors du pays, se heurtent à un frein déterminant : l’impossibilité de financer les frais de voyage et d’installation.
Selon AIESEC, cette contrainte financière transforme des opportunités professionnelles reconnues en parcours inachevés. L’ONG estime que cette situation fragilise l’égalité des chances et limite l’accès à des expériences pourtant déterminantes pour l’insertion professionnelle et le développement des compétences.
Dans ce contexte, l’organisation plaide pour la mise en place de réponses structurelles. Elle appelle notamment à la réactivation et à l’opérationnalisation d’un fonds de soutien destiné aux étudiants togolais admis à des stages à l’international. Un tel dispositif, soutient-elle, permettrait de lever un verrou systémique qui empêche aujourd’hui de nombreux talents de franchir les frontières académiques et professionnelles.
Pour AIESEC Togo, l’enjeu dépasse la simple mobilité individuelle. « L’expérience internationale constitue un investissement stratégique dans le capital humain », explique John Egbéto, responsable au sein de l’organisation. Selon lui, faciliter l’accès aux stages à l’étranger revient à préparer une génération capable de répondre aux exigences d’un marché du travail de plus en plus globalisé.
Depuis plusieurs décennies, AIESEC accompagne des étudiants togolais dans des programmes de stages et d’échanges professionnels dans divers pays, notamment en Europe, en Amérique du Nord et en Afrique australe. L’organisation met en avant les bénéfices de ces parcours, qui permettent aux participants d’acquérir des compétences pratiques, d’évoluer dans des environnements multiculturels et de renforcer leur employabilité à long terme.
À travers ce plaidoyer, AIESEC affirme vouloir ouvrir un débat de fond sur la place accordée à la jeunesse dans les politiques de formation et d’employabilité. Pour l’ONG, l’accès effectif aux stages internationaux demeure un indicateur clé de l’ambition nationale en matière de développement des compétences.
La Rédaction

