Alors que le Soudan approche de trois ans de conflit interne, l’Égypte a pris position mercredi au Caire pour soutenir fermement les institutions officielles du pays. La guerre entre l’armée nationale et la milice paramilitaire des Forces de soutien rapide (RSF) a plongé le pays dans une crise humanitaire majeure, et Le Caire affiche désormais sa détermination à protéger l’unité et la légitimité du Soudan.
Badr Abdelatty, ministre égyptien des Affaires étrangères, a insisté sur le rôle central des institutions étatiques et sur le rejet total de toute reconnaissance de milices ou d’entités parallèles. Selon lui, « l’intégrité et l’unité du Soudan sont non négociables, et l’Égypte interviendra si nécessaire pour les préserver ».
Cette cinquième réunion diplomatique en un an et demi, réunissant différents acteurs régionaux et internationaux, a également été saluée par Ramtane Lamamra, envoyé spécial de l’ONU pour le Soudan. Il a décrit le mécanisme comme « un outil efficace pour faciliter la paix et préparer des solutions durables à la crise ».
Face à la détérioration de la situation humanitaire, les Nations unies et les États-Unis ont appelé à une trêve humanitaire nationale. Depuis avril 2023, le conflit a provoqué des milliers de morts, des déplacements massifs de populations et des destructions d’infrastructures critiques, plongeant le pays dans une situation catastrophique.
Avec cette prise de position claire, l’Égypte entend jouer un rôle stabilisateur dans la région et soutenir le Soudan dans la reconstruction de ses institutions, tout en maintenant la pression sur les groupes armés pour qu’ils cessent les hostilités.
La Rédaction

