Le Conseil constitutionnel sénégalais a rejeté le recours de l’opposition contestant le retour d’Ousmane Sonko au Parlement, consolidant ainsi sa position à la présidence de l’Assemblée nationale. Une décision qui entérine un nouvel équilibre institutionnel au sommet de l’État.
DAKAR, juin 2026 — Ousmane Sonko reste président de l’Assemblée nationale. Le Conseil constitutionnel du Sénégal a rejeté le recours introduit par l’opposition contre sa réintégration au Parlement, estimant ne pas être compétent pour examiner le fond de l’affaire. Une décision juridiquement sans appel, qui verrouille définitivement son maintien à la tête de l’institution législative.
Cette décision intervient dans un contexte politique déjà marqué par une recomposition rapide des équilibres au sommet de l’exécutif et du législatif.
Un retour express au Parlement et une ascension institutionnelle rapide
Après avoir été démis de ses fonctions de Premier ministre à la fin du mois de mai par le président Bassirou Diomaye Faye, Ousmane Sonko avait immédiatement retrouvé son siège de député. Dans la foulée, il avait été porté à la présidence de l’Assemblée nationale, confirmant la solidité de son ancrage politique malgré son éviction de la Primature.
Cette séquence illustre la capacité de l’ancien chef du gouvernement à rebondir rapidement sur le plan institutionnel, en consolidant son influence au sein du pouvoir législatif.
Le Conseil constitutionnel referme la voie judiciaire
Saisie par l ოპოზposition, la juridiction constitutionnelle a tranché sur un motif de compétence, écartant ainsi toute possibilité de réexamen du dossier sur le fond. En refermant cette voie contentieuse, le Conseil constitutionnel sécurise juridiquement la situation du président de l’Assemblée nationale.
Dans les faits, cette décision confère à Ousmane Sonko une légitimité institutionnelle renforcée, en mettant fin aux contestations portant sur sa présence au Parlement et sur sa récente élection à la tête de l’hémicycle.
Des tensions croissantes au sommet de l’exécutif
Au-delà de l’épisode judiciaire, cette confirmation intervient alors que les relations entre Ousmane Sonko et le président Bassirou Diomaye Faye semblent entrer dans une phase de divergence politique plus marquée.
Longtemps perçus comme des alliés stratégiques, les deux dirigeants afficheraient désormais des désaccords sur plusieurs dossiers structurants, notamment la politique économique et la trajectoire des finances publiques. Ces tensions ouvrent une nouvelle séquence politique au Sénégal, marquée par une redistribution progressive des lignes de pouvoir.
La Rédaction

