Le Maroc a récemment commémoré le 50ᵉ anniversaire de la célèbre « Marche Verte ». Le 6 novembre 1975, sous l’impulsion du roi Hassan II, 350 000 Marocains ont entrepris une marche pacifique vers le sud du royaume pour affirmer la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental, alors administré par l’Espagne.
Cette région désertique, riche en phosphates et de la taille du Colorado, était sous contrôle espagnol jusqu’en 1975. La Marche Verte reste un symbole fort pour les Marocains, célébrée chaque année comme un moment de fierté nationale et une victoire historique obtenue par le père du roi Mohamed VI.
« Je dis que Dieu ait pitié de ceux qui ont combattu et sont morts pour le pays et le Sahara. Que Dieu guide ceux qui sont encore en vie sur leur chemin. Longue vie au Roi. Le Sahara est marocain et c’est notre pays. Nous sommes ici, heureux de cœur », témoigne Khadija Guerouaj, participante à la commémoration.
Pour Nabil Driouech, président d’une association environnementale, la Marche Verte symbolise l’unité des générations : « Nous sommes ici avec nos enfants, nos parents et nos grands-parents pour célébrer la joie de cette grande victoire obtenue par Sa Majesté le Roi et le peuple marocain. Aujourd’hui, nous commémorons et éternisons l’anniversaire de la glorieuse Marche Verte. »
Une célébration sous deux auspices
Cette édition anniversaire coïncide avec un événement diplomatique majeur. Le Conseil de sécurité de l’ONU a récemment adopté une résolution reconnaissant le plan d’autonomie du Maroc pour le Sahara occidental comme « la solution la plus réaliste » pour la région.
« Notre deuxième joie est liée à la résolution de l’ONU en faveur du Maroc, adoptée par 11 voix avec l’abstention de la Russie et de la Chine. Je remercie tous ceux qui ont organisé cette célébration et participé à la résolution », déclare Said Housni, manifestant.
Cependant, le Front Polisario, qui milite pour l’indépendance du Sahara occidental depuis des décennies, continue de revendiquer un référendum d’autodétermination pour les Sahraouis. Depuis les camps de réfugiés situés dans le sud-ouest de l’Algérie, le mouvement affirme représenter le peuple sahraoui originaire de la région.
La Rédaction

