La France a réaffirmé à Rabat sa position selon laquelle le présent et l’avenir du Sahara s’inscrivent dans le cadre de la souveraineté marocaine, tout en détaillant les premières mesures concrètes traduisant ce choix diplomatique désormais pleinement assumé depuis 2024.
Cette déclaration s’inscrit dans un contexte de rapprochement progressif entre Paris et Rabat, marqué par une reprise du dialogue politique et une volonté affichée de stabilisation des relations bilatérales après plusieurs années de tensions sur ce dossier.
Une position française désormais alignée sur la ligne marocaine
À l’issue d’une rencontre entre Jean-Noël Barrot et le ministre marocain des Affaires étrangères Nasser Bourita, la diplomatie française a confirmé la continuité de la position définie par l’exécutif depuis la lettre présidentielle de juillet 2024.
Dans ce cadre, Paris considère désormais le plan d’autonomie proposé par le Maroc comme la base la plus sérieuse et crédible pour parvenir à une solution politique durable, dans le respect du processus encadré par les Nations unies.
Cette évolution marque un tournant important dans la posture française sur le dossier du Sahara occidental, longtemps caractérisée par une prudence diplomatique.
Une approche inscrite dans le cadre des Nations unies
La France affirme inscrire sa nouvelle doctrine dans le cadre des résolutions du Conseil de sécurité, qui appellent à une solution politique négociée, réaliste et acceptable par les différentes parties.
Paris insiste sur la nécessité de relancer et consolider les discussions politiques, dans un contexte régional marqué par des enjeux sécuritaires et diplomatiques persistants au Maghreb et en Afrique du Nord.
Des mesures concrètes sur les plans consulaire, culturel et éducatif
Au-delà du discours politique, Paris a présenté plusieurs actions concrètes destinées à matérialiser cette orientation sur le terrain.
La présence consulaire française est renforcée dans les provinces du Sud, notamment à travers des dispositifs facilitant les démarches administratives et la délivrance de services aux usagers.
Sur le plan culturel et éducatif, l’ouverture d’une Alliance française à Laâyoune ainsi que la mise en place de nouveaux établissements scolaires traduisent une volonté d’ancrage institutionnel durable.
Une dynamique économique en construction dans les provinces du Sud
La coopération économique franco-marocaine est également appelée à se renforcer. Plusieurs entreprises françaises sont engagées ou en phase de développement de projets dans les territoires concernés, avec l’appui de l’Agence française de développement et d’autres acteurs publics.
Si aucun chiffre global n’a été communiqué, cette dynamique illustre une montée en puissance des investissements et des partenariats économiques dans les provinces du Sud.
Un repositionnement stratégique aux effets régionaux durables
Cette évolution confirme un changement structurel de la doctrine française sur le Sahara occidental, désormais articulée autour d’un soutien explicite au plan d’autonomie marocain et d’un alignement politique renforcé avec Rabat.
Elle s’inscrit dans une tendance plus large de reconnaissance croissante de cette option par plusieurs partenaires internationaux, redessinant progressivement les équilibres diplomatiques dans la région.
La Rédaction

