Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a exprimé de vives critiques à l’encontre de son homologue rwandais, Paul Kagame, l’accusant de nourrir des visées sur les provinces orientales du pays. Lors d’une rencontre avec la diaspora congolaise au Caire, le chef de l’État congolais a évoqué des intentions « belliqueuses et hégémoniques », affirmant que Kigali chercherait à fragmenter la RDC et à s’approprier les régions riches en ressources minières et agricoles.
Tshisekedi a également regretté l’absence de Kagame lors de la réunion de Luanda en décembre 2024, un facteur qu’il considère comme un obstacle majeur à la conclusion de l’accord de paix. « Nous ne nous sommes pas déclarés vaincus », a-t-il insisté, rappelant les efforts diplomatiques de Kinshasa pour mobiliser la communauté internationale en vue de possibles sanctions contre le Rwanda.
Les négociations récentes n’ont pas encore réussi à instaurer un calme durable. Après l’impasse de Luanda, un accord de principe en faveur d’un cessez-le-feu permanent avait été signé en juillet à Doha entre l’armée congolaise et le mouvement rebelle M23, à la suite d’un accord similaire conclu entre la RDC et le Rwanda fin juin à Washington. Malgré ces initiatives, les affrontements se poursuivent, chaque camp s’accusant de violer les termes du cessez-le-feu.
Le président Tshisekedi a annoncé la reprise imminente des discussions à Doha et une prochaine rencontre avec Paul Kagame à Washington, sous l’égide du président américain, pour tenter de consolider ces accords et mettre fin aux tensions persistantes dans l’Est du pays.
La Rédaction

