Un tribunal gambien a émis un mandat d’arrêt contre Sanna Manjang, ancien militaire accusé d’avoir été un membre clé des redoutés “Junglars”, le commando de tueurs à gages de l’ex-président Yahya Jammeh.
Un ancien bras armé du régime Jammeh recherché
Le tribunal de Banjul a approuvé jeudi la demande de la police gambienne pour l’arrestation de Manjang, considéré comme un exécutant majeur des assassinats, tortures et disparitions sous le règne de Jammeh (1994-2017). Ce groupe paramilitaire, qui agissait sur ordre direct du chef de l’État, est tenu responsable de nombreuses exactions documentées par la Commission vérité et réconciliation du pays.
L’affaire a pris une nouvelle tournure après qu’Interpol Washington a sollicité la police gambienne mardi dernier pour confirmer si Manjang était toujours recherché, poussant les autorités à réactiver le dossier et à obtenir un mandat d’arrêt.
Témoignages accablants et cavale
De nombreux témoins l’ont décrit comme un agent impitoyable, associé aux pires abus du régime. Depuis la défaite électorale de Jammeh en 2016 face à l’actuel président Adama Barrow, Manjang vivrait en exil.
Ce mandat d’arrêt pourrait relancer les efforts pour traduire en justice les responsables des crimes commis durant la dictature de Jammeh, qui lui-même vit en exil en Guinée équatoriale.
La Rédaction

