À l’est de la République démocratique du Congo (RDC), la situation sécuritaire ne s’améliore pas. Une série d’attaques meurtrières menées par des groupes armés locaux et les Forces démocratiques alliées (ADF), affiliés à l’État islamique, ont causé plus de 500 morts parmi les civils au cours des deux derniers mois dans le territoire de Lubero, au Nord-Kivu. Ce chiffre illustre l’ampleur de la violence dans cette région déjà instable.
Le Nord-Kivu est depuis longtemps une zone de guerre, avec la présence de nombreux groupes rebelles, dont le M23, qui a récemment intensifié ses actions. Depuis juin 2024, les ADF ont multiplié les attaques, plongeant la population dans la peur. Malgré l’état de siège en place depuis plus de deux ans pour rétablir la paix, la violence continue, et les autorités congolaises ont du mal à rétablir l’ordre.
Le week-end dernier, lors d’une conférence de presse à Butembo, des chefs coutumiers et des membres de la société civile ont exprimé leur colère face à cette escalade de la violence. Eugène Mwami Viringa Mayani, un leader local, a dénoncé les massacres et a demandé le départ des groupes armés locaux, appelés Wazalendo, souvent considérés comme alliés de l’armée congolaise. Il a également insisté sur la nécessité de renforcer la présence de l’armée congolaise (FARDC) dans la région pour protéger les civils et rétablir la sécurité.
Rappelons que près de 3 millions de personnes sont déplacées dans la province du Nord-Kivu, et la situation se dégrade chaque jour. Les attaques des ADF et d’autres groupes armés continuent de pousser des familles à fuir leurs maisons ce qui aggrave une situation déjà tendue.
La Rédaction

