Les violences sexuelles, particulièrement contre les enfants, inquiètent de plus en plus les agences humanitaires des Nations Unies dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC). Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) a rapporté, mardi, que 45 cas de violences sexuelles ont été enregistrés, et 70 enfants, tous âgés de moins de 5 ans, ont dû être hospitalisés à Goma, la capitale du Nord-Kivu, pour recevoir des soins spécialisés.
Les tensions liées au conflit entre le M23 et les forces armées congolaises dans cette région ont exacerbé cette situation dramatique. Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA) a indiqué que des groupes armés ont profité de l’instabilité pour commettre des pillages et des viols dans plusieurs quartiers de Goma, notamment Majengo, Virunga et Birere, ainsi que dans les environs de l’aéroport et du rond-point Instigo.
Au Sud-Kivu, la situation ne s’améliore pas, avec des “incidents de protection” de plus en plus fréquents. Selon les derniers rapports, cinq filles d’une même famille ont été violées à Kalungu, dans la province de Kalehe. Elles ont été immédiatement prises en charge à l’hôpital local.
Le 27 janvier, le M23, soutenu par les troupes rwandaises, a pris le contrôle de Goma, exacerbant la crise humanitaire et sécuritaire dans cette région déjà fragile de la RDC.
La Rédaction

