Des organisations non gouvernementales (ONG) en République du Congo ont récemment exigé l’expulsion de l’ambassadeur du Rwanda, Théoneste Mutsindashyaka, suite à des déclarations jugées offensantes envers le peuple congolais. Cette demande s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes autour de la cession de terres agricoles congolaises au Rwanda, un sujet qui suscite une forte controverse au sein de la société civile.
L’ambassadeur rwandais a fait des commentaires lors d’une interview où il a qualifié les Congolais opposés à la cession de terres de « destructeurs de la relation rwando-congolaise ». Ces propos ont été perçus comme une provocation, entraînant une réaction immédiate de plusieurs ONG, dont la Coalition citoyenne contre les crimes économiques et financiers et l’Observatoire congolais des droits de l’homme (OCDH).
Nina Cynthia Kiyindou, directrice de l’OCDH, s’est exprimée face aux déclarations de l’ambassadeur, les qualifiant d’inacceptables et contraires aux normes internationales régissant les relations diplomatiques. Elle a souligné que ces remarques constituent une violation de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques.
Les ONG ont également appelé le gouvernement congolais à fournir des clarifications sur la cession des terres. Des préoccupations parmi la population congolaise se soulèvent concernant la vente de 980 km² de terres agricoles au Rwanda. Les organisations de la société civile insistent sur le fait que le peuple a le droit de demander des comptes à son gouvernement concernant cette affaire.
La demande d’expulsion pourrait avoir des répercussions sur les relations bilatérales entre les deux pays, déjà fragiles en raison de conflits passés et de préoccupations sécuritaires dans la région. Les ONG espèrent que cette action incitera le gouvernement à adopter une position plus ferme sur les questions de souveraineté et de respect des droits des Congolais.
La Rédaction

