Au Togo, l’accès à l’eau potable reste un défi majeur dans plusieurs régions du pays, malgré des infrastructures existantes et des programmes gouvernementaux pour améliorer la distribution. Alors que des mesures d’urgence sont mises en place dans le nord pour contrer la sécheresse et la baisse des réservoirs, certaines zones du sud continuent de rencontrer des difficultés persistantes.
Dans la préfecture de Yoto, région Maritime, cette problématique est particulièrement visible dans le village de Zafi. Bien que doté d’un château d’eau, celui-ci reste inutilisé en raison d’une turbine défectueuse, privant la population d’un service essentiel. Les habitants doivent se rendre dans les localités voisines pour se procurer de l’eau potable, parcourant plusieurs kilomètres et utilisant motos, charrettes ou bidons pour transporter le précieux liquide.
La situation de Zafi reflète un problème plus large dans la région : l’existence d’infrastructures ne garantit pas toujours leur fonctionnement effectif. Même à proximité des centres urbains, l’accès à l’eau peut rester irrégulier et insuffisant, obligeant les communautés à improviser des solutions pour survivre au quotidien.
Cette réalité contraste avec certaines interventions dans le nord, notamment à Kara, où des équipes gouvernementales travaillent à renforcer les réseaux et raccorder des forages pour pallier la baisse des niveaux dans les réservoirs. Le cas de Zafi souligne l’importance de la maintenance, de la mise en service rapide des infrastructures et de la planification locale pour assurer un approvisionnement durable en eau potable à l’échelle nationale.
La Rédaction

