Un nouvel incident de piraterie a secoué le Golfe de Guinée avec l’abordage du navire de pêche ghanéen MENGXIN 1 au large du Ghana. Trois marins chinois, dont le capitaine, ont disparu et pourraient avoir été enlevés, ravivant les inquiétudes sur la sécurité maritime dans cette zone stratégique.
Une attaque ciblée en pleine mer
D’après les autorités ghanéennes, sept pirates armés ont pris d’assaut le bateau en fin de journée, tirant en l’air pour intimider l’équipage avant de passer près de trois heures à bord. Plusieurs marins ont réussi à se cacher, mais à la levée de l’alerte, trois officiers chinois manquaient à l’appel.
Le navire, désormais sécurisé au port de Tema, fait l’objet d’une enquête approfondie pour élucider les circonstances exactes de l’attaque. Les autorités maritimes du Ghana cherchent notamment à retracer la trajectoire des assaillants, dont l’identité et les motivations restent inconnues.
Le Togo en état d’alerte
Cette attaque survient alors que les pays du Golfe de Guinée, dont le Togo, intensifient leurs efforts pour contrer la piraterie. Lomé a renforcé ses patrouilles navales et sa coopération avec les forces régionales, notamment à travers le Centre de coordination interrégional (CIC) basé dans la capitale togolaise.
Les eaux territoriales togolaises, fréquemment empruntées par des navires marchands et des bateaux de pêche, sont particulièrement surveillées. Face à la recrudescence des enlèvements en mer, les autorités togolaises redoublent de vigilance, craignant que les pirates ne se déplacent vers d’autres zones côtières.
Silence côté chinois, réactions attendues
Jusqu’à présent, l’ambassade de Chine au Ghana n’a pas souhaité s’exprimer sur l’incident, et Pékin n’a pas encore pris position officiellement. Toutefois, la disparition de ressortissants chinois pourrait inciter la Chine à exiger des mesures plus fermes contre la piraterie dans cette région où ses intérêts économiques et maritimes sont en pleine expansion.
Cette attaque illustre une fois encore la vulnérabilité des navires dans le Golfe de Guinée, une zone clé pour le commerce maritime mondial. Les États côtiers, dont le Togo, devront sans doute renforcer leur coopération pour éviter de nouvelles prises d’otages en mer.
La Rédaction

