Le Président sud-africain Cyril Ramaphosa, fidèle à lui même depuis le déclenchement de la nouvelle guerre israélo-palestiniène, n’a pas manqué de se saisir à nouveau de la Tribune des Nations Unies pour se faire entendre sur la guerre en cours à Gaza qui s’approche d’un triste anniversaire d’un an le 07 Octobre prochain. Le Président sud-Africain n’a pas été tendre avec Israël ce mardi dans son discours à l’assemblée générale de l’ONU et qualifie la guerre menée à Gaza “d’apartheid” à laquelle il appelle à mettre fin.
Si la quasi totalité des médias occidentaux et par extension les voix les plus officielles en occident surtout situent la guerre à Gaza dans le déclenchement des hostilités par le Hamas avec ses massacres du 07 Octobre dernier, l’Afrique du Sud a une vision toute autre qui tranche avec le narratif autour de cette guerre qu’elle situe dans son contexte historique. « La violence que subit le peuple palestinien est la sinistre continuation de plus d’un demi-siècle d’apartheid perpétré par Israël à l’encontre des Palestiniens. Nous, Sud-Africains, savons à quoi ressemble l’apartheid. Nous avons vécu l’apartheid. Nous avons souffert et nous sommes morts sous l’apartheid. Nous ne resterons pas silencieux et ne regarderons pas l’apartheid se perpétrer contre d’autres », a-t-il déclaré avec énergie. Cette vision de l’Afrique du Sud est largement partagée par une bonne partie de ceux qu’on qualifie de sud global.
La solution à deux États est de plus en plus d’actualité et il faudra y travailler avec une communauté internationale qui devra faire preuve d’une solidarité internationale selon le pays de Nelson Mandela. «Il est temps que la communauté internationale, à travers l’ONU et d’autres institutions multilatérales, se mobilise pour soulager les souffrances des civils palestiniens », a ajouté Ramaphosa.
Rappelons que dans le contexte de cette guerre l’Afrique du Sud a accusé Israël de « comportement génocidaire » devant la Cour internationale de Justice dès janvier 2024. Il y a une dizaine de jours encore le Président Ramaphosa affirmait sa determination à poursuivre sa procédure devant la Cour internationale de Justice (CIJ), et déposera un mémoire en octobre.
Pendant ce temps le dernier bilan annoncé par le HAMAS fait état de 41 495 morts dans le bande de Gaza alors même que les espoirs de paix semble s’éloigner au grand dam des otages encore retenus dans la bande de Gaza et des palestiniens meurtries avec un nouveau front déclenché depuis la semaine dernière avec le Hezbollah libanais, soutien de premières heures du HAMAS.
La Rédaction

