La capitale mauritanienne, Nouakchott, fait face à une crise de l’eau, exacerbée chaque saison des pluies. Les eaux du fleuve Sénégal, utilisées pour l’approvisionnement en eau potable, sont chargées de boue à cause des fortes pluies de l’hivernage, compromettant ainsi la qualité de l’eau traitée. En conséquence, les habitants, notamment les femmes, se retrouvent à devoir se battre pour trouver cette ressource vitale.
Fatou Kine, une femme au foyer, raconte son quotidien : « Ce matin, nous nous sommes réveillés sans une goutte d’eau. J’ai dû chercher pendant des heures avant de trouver de l’eau, à un prix exorbitant. En plus de payer 2 ouguiyas pour un bidon de 20 litres, il faut encore couvrir les frais de transport pour l’acheminer jusqu’à la maison. » Cette situation est un calvaire récurrent pour beaucoup de femmes de la capitale, qui se lèvent aux premières lueurs du jour pour assurer l’approvisionnement en eau de leur foyer.
Ce problème persiste malgré un projet ambitieux lancé en 2010, visant à puiser l’eau du fleuve Sénégal, à plus de 200 kilomètres de Nouakchott. Toutefois, lors de la saison des pluies, les boues charriées par les eaux réduisent les capacités de traitement de cette installation, engendrant une nouvelle pénurie d’eau potable, et forçant les habitants à recourir à l’achat d’eau, souvent à des prix inaccessibles.
Ousmane Diallo, vendeur d’eau à Sebkha, décrit une situation critique : « Cela fait plusieurs mois que nous manquons d’eau ici. On peut passer des jours sans en trouver une seule goutte. Nous demandons l’intervention des autorités pour résoudre ce problème. » Un appel entendu également par Baba Sy, un autre vendeur d’eau, qui souligne : « La chaleur intense, combinée à une pénurie d’eau persistante, rend la vie encore plus difficile pour les habitants de Nouakchott. Les autorités doivent réagir rapidement pour améliorer cette situation intenable. »
La Rédaction

