Une nouvelle attaque islamiste a semé la panique dans la ville de Marte, dans l’État de Borno. Vendredi, des combattants présumés de Boko Haram ont pris d’assaut la localité, forçant environ 20 000 habitants à fuir précipitamment vers Dikwa, à plusieurs dizaines de kilomètres.
Dimanche, le gouverneur de l’État, Babagana Umara Zulum, a tiré la sonnette d’alarme. Il appelle le gouvernement fédéral à agir de toute urgence pour empêcher la ville de retomber dans les mains des insurgés. Marte, qui renaissait difficilement après quatre années passées sous le contrôle des jihadistes, se retrouve une nouvelle fois vidée de ses habitants.
« Nous ne devons pas permettre que cette ville retombe dans l’insécurité totale », a-t-il déclaré. Cette attaque marque un retour brutal à la réalité pour les habitants, qui espéraient tourner la page de la guerre.
Depuis 2009, l’insurrection de Boko Haram a coûté la vie à des dizaines de milliers de personnes et provoqué le déplacement d’au moins deux millions de civils, selon les organisations humanitaires. L’insécurité chronique dans le nord-est du pays continue de mettre à mal les efforts de stabilisation et de reconstruction.
La situation à Marte illustre une fois de plus la fragilité de la paix dans cette région du Nigéria, toujours exposée aux attaques de groupes armés et à une gouvernance sécuritaire vacillante.
La Rédaction

