Le Mozambique a été durement frappé dimanche par le cyclone Chido, qui a apporté des vents violents et des risques de destructions considérables. Après avoir traversé plusieurs îles situées dans le sud-est de l’océan Indien, la tempête a laissé derrière elle des scènes de dévastation, notamment des bateaux brisés échoués sur les plages et des palmiers déracinés par la force du vent.
La province de Cabo Delgado, qui abrite environ deux millions d’habitants, figure parmi les régions les plus affectées. Selon un porte-parole de l’UNICEF, les conséquences pour les communautés locales sont graves, avec une menace de coupure d’accès aux services de santé et aux écoles pendant plusieurs semaines.
Au-delà du Mozambique, l’impact du cyclone s’est fait sentir dans d’autres régions, notamment à Mayotte où au moins 11 personnes ont perdu la vie, ainsi que dans les îles Comores et à Madagascar. La période de décembre à mars est particulièrement propice aux cyclones dans cette zone de l’océan Indien, et ces phénomènes sont devenus de plus en plus fréquents et puissants ces dernières années.
Les cyclones, tels que celui-ci, entraînent non seulement des dégâts matériels importants, mais aussi des risques de catastrophes sanitaires. En effet, les inondations et les glissements de terrain créent des conditions propices à la propagation de maladies liées à l’eau, comme le choléra, la dengue et le paludisme. L’intensification de ces phénomènes extrêmes est de plus en plus liée au changement climatique.
Les nations africaines de l’océan Indien, qui contribuent peu aux émissions mondiales de gaz à effet de serre, se retrouvent une nouvelle fois en première ligne de cette crise environnementale, ce qui renforce leur appel à une aide internationale accrue pour faire face aux impacts du changement climatique.
La Rédaction

