Le Marathon de Paris 2025 a consacré deux jeunes talents de l’Afrique de l’Est : le Kényan Benard Biwott et l’Éthiopienne Bedatu Hirpa. Sur une chaussée encore humide et sous un ciel voilé, les deux athlètes ont su dominer la course avec autorité ce dimanche 13 avril.
Biwott en solitaire, Hirpa au sprint
Chez les hommes, le rythme s’est accéléré après le 23e kilomètre. Une vingtaine de coureurs était encore groupée, jusqu’à ce que Benard Biwott, 22 ans, décide d’imposer sa cadence. À dix kilomètres de l’arrivée, il creuse l’écart et ne sera plus jamais rejoint. Son finish, encore plus rapide, lui permet de pulvériser son propre record personnel en 2 h 05 min 25 s. Il signe ainsi sa deuxième victoire en deux marathons, après Francfort en octobre dernier. Le Djiboutien Ibrahim Hassan prend la deuxième place (2 h 06 min 13 s), suivi par le Kényan Sila Kiptoo, qui améliore son chrono de près de deux minutes (2 h 06 min 21 s).
Chez les femmes, la course s’est jouée dans les derniers kilomètres. Quatre concurrentes étaient encore en lice à huit kilomètres du but, mais ce sont les deux Éthiopiennes, Bedatu Hirpa et Dera Dida, qui ont tenu bon. Dans un final rappelant celui du marathon de Dubaï en janvier, Hirpa lâche Dida dans les 500 derniers mètres et s’offre la victoire après une course parfaitement gérée. Elle boucle les 42,195 km en 2 h 20 min 45 s. Dida termine deuxième (2 h 20 min 49 s), devant la Kényane Angela Tanui (2 h 21 min 07 s). La détentrice du record parisien, Judith Jeptum Korir, se classe huitième.
Julien Casoli s’impose encore chez les handisports

À 42 ans, le Français Julien Casoli décroche un sixième titre dans la catégorie fauteuil, avec une victoire acquise dans les derniers mètres face à Thibault Daurat, impressionnant pour sa première participation. Casoli s’impose en 1 h 33 min 03 s, devançant son compatriote d’une petite seconde. Ensemble, ils ont dominé la course après avoir distancé leurs poursuivants, dont le Colombien Francisco Sanclemente (3e) et le Néerlandais Gert Schipper, tenant du titre.
Un marathon populaire et post-olympique
Avec 55 000 participants, dont plus de la moitié découvraient la distance, cette édition marque un retour en force après le “Marathon pour tous” des Jeux olympiques de Paris 2024. Le tracé, fidèle aux éditions précédentes, emmenait les coureurs des Champs-Élysées au bois de Vincennes, avant de longer la Seine jusqu’au bois de Boulogne et franchir la ligne non loin de l’Arc de Triomphe. Une traversée sportive et symbolique de la capitale française, conclue par deux sacres éclatants.
La Rédaction

