À Santiago, au Chili, lors du Sommet mondial de l’UNESCO sur les enseignants, la vice-secrétaire générale de l’ONU, Amina Mohammed, a mis en garde contre une crise mondiale du corps enseignant qui met en péril l’avenir de l’éducation et l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD).
Une urgence silencieuse
« Les enseignants sont le cœur battant de l’éducation, la pierre angulaire du développement durable et les gardiens de notre avenir », a rappelé Amina Mohammed. Mais la réalité est préoccupante : cette crise, décrite comme une « urgence lente mais persistante », entraîne une baisse des résultats scolaires, accentue les inégalités et fragilise la cohésion sociale dans de nombreux pays.
Les causes profondes de la crise
La directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay, a identifié plusieurs facteurs qui nourrissent cette crise :
• des salaires faibles et souvent versés en retard,
• un vieillissement du corps enseignant,
• une augmentation massive des inscriptions scolaires sans moyens adaptés,
• et des inégalités de genre persistantes, notamment dans les filières scientifiques et technologiques (STEM).
Un plan d’action en cinq axes
Pour répondre à cette situation, Amina Mohammed a proposé une feuille de route axée sur cinq priorités :
1. Revaloriser le métier d’enseignant,
2. Accroître le financement de l’éducation,
3. Promouvoir l’égalité de genre,
4. Soutenir l’apprentissage numérique,
5. Protéger les enseignants en zones de crise.
Un défi global et urgent
Cette alerte lancée par l’ONU et l’UNESCO rappelle que la crise des enseignants dépasse la simple sphère éducative. Elle touche à la justice sociale, au développement durable et à l’avenir des générations. Sans action immédiate, préviennent les responsables onusiens, les sociétés risquent d’en payer le prix pendant plusieurs décennies.
La Rédaction

