La gestion de la propreté des principales voies de Lomé met en évidence des fragilités persistantes dans le dispositif d’entretien urbain. Pour y répondre, l’Agence nationale d’assainissement et de salubrité publique (ANASAP) a engagé une intervention technique renforcée sur certains axes stratégiques de la capitale.
Cette initiative s’inscrit dans une logique d’appui aux collectivités locales, confrontées à des difficultés structurelles dans le maintien de la salubrité des grandes artères.
Des contraintes visibles sur le terrain
Dans plusieurs zones de la capitale, les chaussées bitumées restent régulièrement couvertes de poussière et de sable, malgré des opérations de nettoyage effectuées de manière manuelle. Ces travaux sont souvent assurés par des agents utilisant des équipements simples, dans des conditions d’exposition directe au trafic routier et aux aléas climatiques.
Avec l’installation progressive de la saison des pluies, les dépôts de boue et de résidus urbains viennent accentuer les difficultés d’entretien, rendant les interventions plus complexes et moins efficaces.
Une réponse technique par la mécanisation
Dans ce contexte, l’ANASAP a introduit des équipements mécanisés destinés à améliorer l’efficacité des opérations de nettoyage. Il s’agit de balayeuses routières capables d’intervenir sur les axes à forte circulation.
Ces machines sont dotées de systèmes de brossage rotatif et de dispositifs d’aspiration permettant de collecter sable, déchets légers et autres résidus présents sur la chaussée. Leur fonctionnement inclut également un léger arrosage préalable, destiné à réduire la dispersion des poussières pendant les opérations.
Un appui aux communes sous coordination nationale
Si l’entretien des voiries relève en principe des collectivités locales, cette intervention traduit une logique de renforcement technique initiée au niveau central. L’objectif est d’améliorer la qualité du nettoyage urbain sur les axes les plus fréquentés, tout en réduisant la pénibilité des tâches manuelles.
Cette approche marque une évolution progressive vers des méthodes plus mécanisées de gestion de la salubrité urbaine dans la capitale.
La Rédaction

