Treize mois après un conflit ravageur entre le Liban et Israël, l’Union européenne a débloqué une enveloppe de 8 millions d’euros pour appuyer la reconstruction sécuritaire et sociale du pays. Ce soutien vise notamment à renforcer les institutions sécuritaires locales, à lutter contre la prolifération des mines et à faciliter le retour des populations déplacées dans leurs régions d’origine.
Le projet, mis en œuvre par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), intervient dans un contexte de grande fragilité. Il ambitionne de stabiliser les zones affectées par les combats, d’aider les Forces de sécurité intérieure (FSI) à restaurer l’ordre, et de favoriser la paix civile.
Une signature symbolique à Beyrouth
La cérémonie de signature du contrat s’est tenue le 14 mai 2025, au siège des FSI à Beyrouth, en présence de plusieurs figures institutionnelles :
- Raed Abdallah, directeur général des FSI
- Peter Wagner, directeur du Service des instruments de politique étrangère (FPI) de l’UE
- Sandra De Waele, ambassadrice de l’Union européenne au Liban
- Blerta Aliko, représentante résidente du PNUD
Ce soutien européen vise à répondre à une triple urgence :
- Sécuritaire, avec le déminage des zones rurales et frontalières ;
- Humaine, avec l’accompagnement du retour des déplacés ;
- Institutionnelle, avec le renforcement des capacités des forces de l’ordre.
Un appui politique à la stabilité libanaise
Au-delà de l’aide financière, ce geste traduit un engagement politique clair de l’Union européenne en faveur du Liban. Dans un pays où les tensions communautaires et les crises économiques fragilisent l’État, cette initiative vise à prévenir une rechute dans la violence, et à restaurer la confiance entre citoyens et institutions.
Pour l’UE, investir dans la paix au Liban, c’est aussi agir pour la stabilité régionale. Un message fort, dans une région encore marquée par les cicatrices de la guerre.
La Rédaction

