Accusée de violations des droits humains par l’UE, les États-Unis et l’ONU, l’opposition accuse le gouvernement géorgien de mettre en péril son adhésion espérée à l’Union européenne. Ce mardi, le parti au pouvoir, le Rêve géorgien a voté un texte de loi sur les « valeurs familiales » et contre la « propagande des relations homosexuelles ». Boycotté par l’opposition, 84 députés ont voté pour et 0 contre, selon un décompte officiel, exprimant un vote à l’unanimité du parti au pouvoir.
Le parti Rêve géorgien, après ce vote a été accusé par ses détracteurs de se tourner de plus en plus vers la Russie malgré la guerre qu’elle a déclenchée au pays en 2008, qui s’est soldée par la perte de deux territoires séparatistes. Afin de se protéger contre de futures agressions, le pays avait déposé le 03 mars 2022 sa candidature d’adhésion à l’Union européenne.
Le 17 juin 2022, la Commission européenne refuse de recommander la Géorgie pour le statut de candidat, déclarant que le pays n’obtiendrait le statut de candidat que si certaines conditions sont remplies. Le 14 décembre 2023, le pays avait obtenu finalement le statut de candidat officiel à l’adhésion à l’Union européenne. La présidente, Salomé Zourabichvili avait réagi sur les réseaux sociaux en écrivant que : « cette journée marque une immense étape pour la Géorgie et notre famille européenne » et que « la volonté inébranlable du peuple géorgien s’est exprimée ».
Le conseil européen des 27-28 juin 2024 a décidé de geler le processus d’adhésion de la Géorgie à l’Union européenne en raison de la loi adoptée sur la transparence de « l’influence étrangère » qui représente un recul par rapport aux recommandations de la Commission relative au statut de candidat. Elle avait été vivement critiquée par l’Occident et le pays avait subi des manifestations massives contre ladite loi.
Avec toutes ces réformes politiques, la Géorgie compte-t-elle toujours adhérer à l’Union européenne et à l’OTAN ?
La Rédaction

