Une mesure brutale a été annoncée mercredi : les autorités des Émirats Arabes Unis ont interdit aux compagnies aériennes soudanaises, notamment Badr et Tarco, d’opérer sur leur territoire. Cette décision inattendue a pris de court les responsables soudanais de l’aviation civile, provoquant une grande confusion à l’aéroport de Port-Soudan, où des passagers en partance pour Dubaï ont vu leur voyage brusquement compromis.
Au-delà de Dubaï, cette interdiction touche également l’aéroport de Sharjah, renforçant ainsi la rupture aérienne entre Khartoum et Abou Dhabi. Cet épisode marque un tournant dans les relations déjà fragiles entre les deux pays.
Dans la foulée, la télévision publique soudanaise a relayé un événement militaire sensible : un appareil émirati, supposé transporter des mercenaires colombiens, aurait été ciblé lors de son arrivée à l’aéroport de Nyala, au Darfour-Sud. Cette région est depuis l’an dernier sous le contrôle des Forces de soutien rapide, accusées par l’armée soudanaise d’exploiter les installations aéroportuaires pour acheminer des armes étrangères et pratiquer la contrebande.
La Rédaction

