À Téhéran, une étrange prison domine désormais une place publique. Derrière ses barreaux, un homme en costume, cravate rouge et masque de Donald Trump marche sous les regards des passants. Certains s’arrêtent pour prendre des photographies, d’autres plaisantent avec lui. Cette installation organisée par la municipalité iranienne transforme une place de la capitale en scène de satire politique, sur fond de guerre au Moyen-Orient.
Une prison miniature au milieu de Téhéran
C’est sur la place Tajrish, dans un quartier du nord de Téhéran, que les autorités municipales ont installé cette construction insolite en octobre 2026.
Sur une plateforme surélevée se trouve une cellule équipée d’un lit et de sanitaires. À l’intérieur, un homme porte un masque en latex représentant le président américain Donald Trump.
Le personnage se déplace derrière les barreaux, tandis qu’un écran voisin diffuse des messages accusant les États-Unis de crimes de guerre.
La scène attire les curieux. Des habitants photographient l’installation, prennent des selfies et interpellent le faux prisonnier. Certains plaisantent sur une éventuelle libération, tandis que d’autres tiennent des propos menaçants.
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Une mise en scène aux objectifs politiques
Cette prison de rue s’inscrit dans une campagne de communication menée par les autorités iraniennes contre Washington.
Depuis le déclenchement du conflit impliquant l’Iran, les États-Unis et Israël, Téhéran multiplie les affiches, fresques et productions audiovisuelles destinées à dénoncer ses adversaires.
Avec cette nouvelle installation, la municipalité cherche à représenter symboliquement le président américain comme un détenu appelé à répondre des actes que les autorités iraniennes lui reprochent.
Il ne s’agit évidemment ni d’une arrestation ni d’une décision judiciaire, mais d’une représentation politique destinée au public.
Une attraction dans un contexte de guerre
Selon des médias proches du pouvoir iranien, l’installation doit rester visible jour et nuit.
Son caractère inhabituel tient à la participation d’un personnage vivant, exposé dans une cellule comme dans une représentation théâtrale permanente.
Mais derrière les photographies et les réactions des passants, le message reste profondément politique. Les accusations diffusées autour de la cellule renvoient aux conséquences humaines du conflit et à la confrontation entre Téhéran et Washington.
La scène illustre ainsi une forme spectaculaire de communication publique : transformer une accusation politique en décor urbain, avec un acteur incarnant celui que l’on entend dénoncer.
Sur la place Tajrish, les visiteurs ne découvrent donc pas un véritable prisonnier, mais une caricature vivante du président américain, devenue l’une des attractions les plus inattendues de la capitale iranienne.
La Rédaction

