Dans le Nebraska, un ouvrier du télégraphe a survécu en 1867 à une attaque violente au cours de laquelle il a été scalpé. Plus étonnant encore, il a conservé son propre cuir chevelu pendant des années, avant qu’il ne rejoigne les collections d’une bibliothèque américaine.
William Thompson travaillait pour l’Union Pacific Railroad, lors de la construction des lignes télégraphiques à travers les Grandes Plaines américaines. En août 1867, alors qu’il fait partie d’une équipe envoyée pour réparer une ligne endommagée près de Plum Creek Station, dans l’actuel Nebraska, le groupe est attaqué dans un contexte de fortes tensions liées à l’expansion du chemin de fer.
L’attaque est violente. Plusieurs membres de l’équipe sont tués, tandis que William Thompson est grièvement blessé et scalpé. Contre toute attente, il survit à ses blessures, un cas rare mais médicalement possible pour ce type de traumatisme extrême au XIXe siècle.
À son réveil, il découvre qu’il est encore en vie et récupère les restes de son cuir chevelu sur les lieux de l’attaque. Il les conserve dans l’espoir qu’un médecin puisse un jour les réutiliser. Transporté à Omaha, il est pris en charge par un médecin local qui tente, sans succès, de réattacher le scalp. Malgré l’échec de l’intervention et les risques d’infection, l’ouvrier survit.
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Dans les années qui suivent, William Thompson conserve ce fragment de son corps, avant de retourner en Angleterre. Vers le début du XXe siècle, il transmet finalement l’objet au médecin qui l’avait soigné, lequel en fera don à une institution culturelle.
Aujourd’hui, le scalp de William Thompson est conservé dans les archives de l’Omaha Public Library, dans le Nebraska, dans des conditions de préservation strictes. L’objet est étudié comme un témoignage historique rare, à la croisée de l’histoire ferroviaire américaine, de la médecine du XIXe siècle et des conflits liés à l’expansion vers l’Ouest.
Cette histoire illustre à la fois la violence extrême des chantiers ferroviaires de l’époque et les limites de la médecine d’urgence dans un contexte isolé. Elle rappelle également que certains objets historiques, même issus de blessures humaines, deviennent avec le temps des archives précieuses pour comprendre une époque.
La Rédaction

