Jusqu’au 9 février, le Musée d’Art Moderne de Paris invite ses visiteurs à explorer, à travers 250 œuvres, la relation complexe entre l’art, la science et l’avenir de l’humanité.
Dans un contexte mondial tendu, où la menace nucléaire est ravivée par des figures comme Vladimir Poutine et Kim Jong-un, l’exposition se penche sur une question brûlante : la manière dont l’art a représenté le cataclysme nucléaire, dont l’histoire a commencé le 16 juillet 1945 avec le premier essai atomique dans le désert du Nouveau-Mexique. Organisée en trois volets—l’atome, la bombe et la nucléarisation—l’exposition explore une variété de perspectives. De la « Radium Dance » de Loïe Fuller à la boule rouge menaçante intitulée « Eternity » du peintre Luc Tuymans, en passant par la vision surréaliste de Salvador Dalí avec son œuvre « Uranium and Atomica Melancholica Idyll », le parcours s’avère aussi dense qu’intrigant.
Les commissaires de l’exposition offrent de nombreuses pistes de réflexion : une réévaluation de la matière, l’horreur des bombardements d’Hiroshima et Nagasaki, des visions apocalyptiques, la représentation spectaculaire de la bombe, les contestations sociales et les dangers pour l’environnement. Au cœur de cette exploration, une image s’impose : celle du champignon atomique, un symbole devenu iconique de la terreur nucléaire. L’effroi n’a jamais été aussi frappant, ni aussi magnifiquement photogénique.
La Rédaction

