À moins de deux semaines du quadruple scrutin en République centrafricaine, le pays intensifie ses dispositifs sécuritaires pour garantir des élections pacifiques. Prévu le 28 décembre 2025, ce scrutin général se déroule dans un contexte politique et sécuritaire particulièrement tendu.
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Pour assurer la stabilité, un plan intérieur de sécurisation des élections a été déployé sur l’ensemble du territoire. Plus de 1 000 soldats des Forces armées centrafricaines (FACA), accompagnés de 718 agents de police et de gendarmerie, ont été formés par la Minusca, la mission de l’ONU dans le pays, afin de prévenir tout débordement. À ces effectifs, s’ajoutent 800 membres des forces de sécurité intérieure, formés pendant deux mois à travers des exercices pratiques, des mises en situation réelles et des enseignements théoriques approfondis.
Sur le plan politique, le président sortant Faustin Archange Touadéra, candidat à un troisième mandat, apparaît comme le favori face à six autres candidats, dont l’ancien Premier ministre Anicet Dologuélé. Cependant, le scrutin se heurte à une contestation significative : le Bloc républicain pour la défense de la Constitution multiplie ses appels au boycott, dénonçant un processus jugé inéquitable.
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La situation sécuritaire reste fragile. En début de semaine, deux casques bleus ont été blessés lors d’une attaque sur l’axe Zemio-Mboki, dans la préfecture du Haut-Mbomou. La cheffe de la Minusca a fermement condamné cet incident et exhorté les autorités centrafricaines à identifier et sanctionner les auteurs. Ce rappel souligne la nécessité d’une vigilance accrue à quelques jours d’un scrutin décisif pour l’avenir politique de la Centrafrique.
Alors que le pays se prépare à voter, la mobilisation des forces de sécurité, l’implication de la Minusca et les tensions politiques soulignent l’importance cruciale d’une élection libre, apaisée et sécurisée, déterminante pour la stabilité de la nation.
La Rédaction

