Entre favoris historiques et outsiders audacieux, le Maroc accueille la 35e édition de la compétition africaine
Une édition placée sous le signe de l’histoire et de la tension
La Coupe d’Afrique des Nations 2025 s’ouvre dimanche 21 décembre au Maroc, théâtre d’un tournoi où chaque nation espère inscrire son nom dans l’histoire. Avec 24 équipes en lice, la compétition promet un mélange de rivalités anciennes, de nouvelles ambitions et de stars africaines prêtes à marquer leur époque.
Le Maroc, pays hôte, arrive avec le poids du favoritisme. Premier pays africain au classement FIFA et demi-finaliste de la dernière Coupe du monde, le pays peut compter sur un effectif capable de rivaliser avec n’importe quelle nation : Achraf Hakimi, Sofyan Amrabat, Brahim Diaz ou Yassine Bounou. Mais derrière les statistiques, la véritable épreuve sera mentale : aucun hôte n’a remporté la CAN depuis l’Égypte en 2006, et la dernière victoire marocaine remonte à 1976. La pression sera aussi intense que l’enjeu.
Favoris : Maroc, Sénégal et Côte d’Ivoire, entre continuité et ambition
Le Sénégal, champion 2022, mêle expérience et jeunesse pour prolonger la réussite de sa génération dorée. Sadio Mané, Kalidou Koulibaly et Idrissa Gueye encadrent une nouvelle génération prête à confirmer la montée en puissance du pays. Après une élimination en 2024 face à la Côte d’Ivoire, les Lions de la Teranga sont déterminés à ne pas répéter les erreurs passées.
La Côte d’Ivoire, elle, défend sa couronne. Sacrée à domicile en 2024, l’équipe d’Émerse Faé a transformé un parcours chaotique en régularité exemplaire, écrasant les qualifications pour le Mondial 2026 sans encaisser de but. Avec un effectif largement renouvelé, les Éléphants visent un exploit rare : rejoindre le cercle des nations ayant conservé leur titre.
Outsiders : RDC et Afrique du Sud, souffle nouveau du continent
La République démocratique du Congo, quatrième en 2024, joue désormais avec l’assurance des grands. Les victoires contre le Cameroun et le Nigeria lors des barrages pour le Mondial 2026 ont montré que ce bloc sait résister et surprendre.
L’Afrique du Sud, troisième en 2024, mise sur un collectif huilé et un gardien de classe mondiale, Ronwen Williams, pour confirmer son retour au premier plan. Ces nations démontrent que la CAN 2025 pourrait être le théâtre de l’émergence de nouvelles puissances africaines.
Les stars et légendes : Salah, l’Égypte et les derniers défis
Mohamed Salah, à 33 ans, dispute probablement son dernier tournoi africain. Les Pharaons, sept fois champions d’Afrique, restent disciplinés et efficaces, avec Marmoush et Mostafa Mohamed prêts à épauler la superstar égyptienne. Le tournoi pourrait enfin permettre à Salah de décrocher le titre continental qui manque à sa légende.
Le Nigeria et l’Algérie, quant à eux, sont à un carrefour décisif. Les Super Eagles, fascinants mais irréguliers, doivent résoudre leurs failles défensives, tandis que l’Algérie, sous Vladimir Petkovic, cherche à confirmer la valeur de sa nouvelle génération face à un calendrier exigeant et des adversaires redoutables. La Tunisie, solide défensivement et portée par de jeunes talents, pourrait également profiter de la proximité culturelle avec le Maroc pour se hisser parmi les surprises du tournoi.
Une CAN 2025 sous haute tension
La CAN 2025 ne sera pas seulement une compétition sportive, elle est un mélange de rivalités historiques, de transitions générationnelles et d’ambitions individuelles et collectives. Chaque match comptera, chaque performance pourrait redéfinir le classement des géants africains. Entre la pression du Maroc, la défense du titre ivoirien, les prétendants sénégalais et les outsiders prêts à surprendre, l’édition 2025 s’annonce intense, imprévisible et passionnante.
Le continent entier retiendra son souffle : qui repartira avec le trophée et qui écrira son nom dans l’histoire du football africain ?
La Rédaction

