Une concertation territoriale élargie pour aligner les priorités locales sur la planification nationale du développement
La région de la Kara a accueilli une session de consultations régionales consacrée à l’élaboration de la feuille de route gouvernementale 2026-2031. Cette démarche réunit les principaux acteurs du développement autour d’une approche participative visant à mieux intégrer les réalités territoriales dans la planification nationale.
Initiées par le Président du Conseil, de Faure Gnassingbé, en collaboration avec le ministère de la Planification du développement, ces consultations s’inscrivent dans une logique d’inclusion des contributions locales au processus stratégique national.
Bilan 2020-2025 et consolidation des acquis
Les travaux ont été structurés autour de la présentation du bilan de la feuille de route 2020-2025, exposé par le secrétaire général du ministère de la Planification du développement, Praneto Beguedouwè.
Les indicateurs mis en avant font état d’une croissance économique estimée à 6 %, dans un contexte international marqué par des crises successives. Les progrès enregistrés concernent notamment la couverture sanitaire (90,7 %), l’accès à l’eau potable (87 %), l’extension de la couverture maladie universelle ainsi que la digitalisation de plus de 300 services administratifs.
Dynamiques régionales et investissements structurants
Dans la région de la Kara, ces avancées se traduisent par la réhabilitation d’infrastructures sanitaires, le renforcement des ressources humaines en santé, l’électrification solaire, les programmes de transferts monétaires, la mécanisation agricole et le développement d’infrastructures éducatives.
Ces interventions traduisent une volonté de renforcer l’équité territoriale et d’améliorer l’accès aux services sociaux de base.
Contraintes structurelles et ajustements stratégiques
Les participants ont relevé plusieurs défis persistants, notamment les tensions géopolitiques, la baisse de l’aide publique au développement, les effets du changement climatique et l’accélération des mutations technologiques.
Ces contraintes appellent, selon les intervenants, à une meilleure priorisation des investissements publics ainsi qu’à un renforcement de la maintenance des infrastructures existantes.
Recommandations et priorités territoriales
Au terme des échanges, plusieurs recommandations ont été formulées, portant notamment sur la maîtrise de l’eau, l’assainissement, les violences basées sur le genre, l’amélioration des intrants agricoles, la commercialisation des produits et le renforcement des secteurs sociaux essentiels.
Le conseiller de la Présidence du Conseil, Homevor Etsri, a insisté sur la nécessité d’accélérer les transformations à partir des réalités locales afin d’assurer un développement plus équilibré.
Gouvernance locale et attractivité économique
Les équipes techniques régionales ont identifié deux axes prioritaires : le renforcement de la gouvernance territoriale à travers les 22 communes et l’amélioration de l’attractivité économique de la région de la Kara, selon le directeur régional de la planification, Hassin Maliawaï.
Le gouverneur de la Kara, Adjitowou Komlan, a salué la démarche participative, soulignant la résilience du pays face aux chocs récents et la continuité des efforts de développement engagés au niveau national.
La Rédaction

