Petit-Goâve et le sud du pays se relèvent grâce au soutien du Programme alimentaire mondial
À Petit-Goâve, dans le sud d’Haïti, les habitants tentent de reconstruire leur quotidien après le passage dévastateur de l’ouragan Melissa. Les pluies torrentielles et les inondations ont laissé derrière elles des maisons détruites, des cultures emportées et le deuil de nombreuses familles, avec au moins 43 victimes recensées.
Parmi les rescapés, Joceline Antoine a perdu cinq membres de sa famille, sa maison et tous ses animaux. « Ma vie a basculé en quelques heures. Tout ce que j’avais a disparu », raconte-t-elle. Pourtant, grâce à l’intervention du Programme alimentaire mondial (PAM), elle a pu obtenir des bons alimentaires pour acheter des produits locaux essentiels.
Cette aide, bien plus qu’une simple assistance alimentaire, joue un rôle stratégique dans la reconstruction. Les familles bénéficiaires se nourrissent tout en soutenant les commerces et producteurs locaux, fragilisés par la catastrophe. Lola Castro, directrice régionale du PAM, souligne : « Ces bons sont un moyen de relancer l’économie locale tout en répondant aux besoins immédiats des familles ».
Aujourd’hui, les rues de Petit-Goâve restent marquées par les dégâts : boue, débris et terres remuées témoignent de la violence de l’ouragan. Dans la région, environ 1,3 million de personnes ont encore besoin de soutien, mais seulement 725 000 ont pu recevoir une aide à ce jour, faute de financements complets. Le PAM n’a reçu que la moitié des fonds nécessaires pour répondre à tous les besoins.
Même si la saison cyclonique de l’Atlantique est terminée, la reconstruction en Haïti se poursuit. Des milliers de familles continuent de s’appuyer sur la solidarité alimentaire pour retrouver un toit, se nourrir et rétablir leur vie quotidienne, faisant de l’aide humanitaire un moteur essentiel de résilience et de renaissance.
La Rédaction
Sources : Programme alimentaire mondial (PAM), médias haïtiens

